Ma s½ur cherie ton message ma beaucoup emu
Je n'ai douté à aucun instant à la sincérité de ta venue
Je me souviens trés peu de choses mais ta présence ce jour là est resté gravé dans mon c½ur
et je ne l'oublierais jamais même mon ange ne l'oubliera pas je t'aime ma chérie
Ta petite soeur.............
J'ai perdu ma petite Laura. Il a fallu, hélas, ce drame pour que je retrouve ma s½ur Betty et mon frère Jean-Luc et que je puisse à nouveau les serrer dans mes bras. On ne s'était pas revus depuis plusieurs années. Etranges caprices du destin qui arrache les uns à l'affection de leur foyer pour réunir les autres.
Ma s½ur n'a pas pu l'a voir grandir. Pourtant, malgré les années qui nous ont séparées, je suis intimement convaincue qu'elle souffre de la disparition de Laura autant que moi, comme si c'était sa propre fille : l'instinct maternel allié aux liens du sang.
Son soutien m'est précieux, particulièrement dans toutes les démarches que je dois entreprendre pour faire avancer les mécanismes apathiques de la justice de ce monde, trop lente, trop lourde, trop froide. En s½ur protectrice, elle m'encourage à ne point faiblir : elle me sent si seule, si désemparée et, en effet, je le suis... Hélas, nous habitons loin l'une de l'autre, mais chacun de ses appels téléphoniques me mettent du baume au c½ur.
Si l'on me demandait les raisons de notre séparation, pendant tant d'années, je répondrais simplement : « Le temps a gommé les motifs de ma mémoire et le présent insuffle le bonheur d'avoir retrouver ma s½ur ! ».
J'avais tant désiré ces retrouvailles, tant attendu ce moment ! Pour moi, c'est un miracle ! Mais pourquoi en de telles circonstances ? Quelle tristesse de renouer des liens avec ma s½ur adorée précisément le jour des obsèques de ma petite Laura ! Ouffffffff ! Chagrin et joie, mêlés en tornade, ont torpillé mon c½ur ! Au travers de mes larmes, je reçois ce bonheur comme un cadeau bénit du ciel. Pourtant, je le trouve bien cher payé... Carambolage des instants forts !